Mon expérience à Google Student Retreat 2018 – Partie 1

écrit par Marie 20 septembre 2018

Au campus principal de Google - Google Student Retreat - Google Women Techmakers

J’ai eu le grand honneur d’obtenir la bourse Google Women Techmakers grâce à mon implication pour les femmes en technologie, mon leadership et mes résultats académiques. Cette bourse s’accompagne d’une retraite de 3 jours au siège social de Google en Californie, et c’est de cette retraite dont je vais vous parler dans mon article.

J’ai donc eu la chance de prendre l’avion à partir de Montréal et de m’envoler pour San Francisco le 12 août dernier. Environ 250 personnes étaient à la retraite. Pour la première fois cette année, le programme CodeU de Google, comportant plus de 200 personnes, était jumelé à la retraite des 53 gagnants de bourses. Les bourses participants à la retraite était Google Lime Scholarship for students with disabilities, Women Techmakers, Generation Google Scholarship et Google Student Veterans of America.

Voir un vlog de ma première journée

Première journée – 12 août 2018

L’avion

Je suis partie de chez moi à 5h15 du matin, m’étant levée à 4h30 am pour aller à l’aéroport! Le vol est parti vers 9h et nous sommes arrivés à San Francisco à 11h30. Ensuite, j’ai retrouvé à l’aéroport Gabriela, une autre récipiendaire de la bourse Google Women Techmakers, avec qui nous avons partagé un taxi pour se rendre à l’hôtel, le Hyatt Regency, réservé par Google.

Un court trajet en taxi qui nous aura coûté 155$ US, alors que mes amies en Uber ça leur en a coûté 48$! La leçon ici: svp, utilisez Uber ou Lyft à San Francisco.

Je suis arrivée à l’hôtel vers 14h, et j’ai pu m’installer un peu. Mon amie, avec qui je partage la chambre, était partie manger avec d’autres personnes. Je suis donc allée la rejoindre!

6:30 pm – Le souper d’accueil

Natalia et moi avons dû manger debout à une table cocktail car il n’y avait aucune autre table disponible! Mais bon, au moins nous avons pu rencontrer d’autres femmes de la bourse Women Techmakers. Nous étions toutes les deux très fatiguées par le décalage horaire, donc je n’ai pas autant réseauté que j’aurais pu lors d’une soirée un peu plus normale.

Deuxième journée – 13 août 2018

8h00 – Déjeuner

La journée commence. Nous allons à « Moffett Place » afin de déjeuner. C’est à cet endroit que nous passerons le plus clair de notre temps pour la retraite!

9h30 – Mot d’ouverture

Nous avons eu un mot d’ouverture de Kyle Ewing, directrice « Talent and Outreach Programs ».

9h45 – Google X

Diana Skaar, qui est « Head of Business Development, Robotics » nous a parlé de Google X. Je ne connaissais pas l’organisation de Google X en tant que telle, je connaissais plutôt leurs projets, comme les verres de contacts pour les gens atteints du diabète, ou les ballons offrant l’internet aux endroits difficiles d’accès, etc.

X crée de nouvelles technologies « moonshot » ayant pour but de résoudre les problèmes les plus difficiles dans le monde. On peut donc se demander c’est quoi une technologie « moonshot » ? Diana Skaar le définit comme étant l’intersection d’un grand problème, avec une solution radicale, et des technologies innovatrices.

Pour les verres de contacts par exemple, le grand problème est défini comme étant le fait que des millions de personnes ont le diabète et doivent mesurer leur niveau de sucre dans le sang. La solution radicale est qu’il est possible de connaître le niveau de glucose dans les larmes. Et si on pouvait créer des verres de contacte qui mesure le glucode ave les larmes? La technologie innovatrice doit être identifiée, afin de pouvoir traduire la science-fiction en technologie. C’est l’idée d’utiliser les forces et les expertises de Google pour créer des verres de contact.

Bien qu’elle fasse se travaille si inspirant aujourd’hui, Diana Skaar a cru bon de mentionner qu’elle m’était pas la meilleure dans ses classes. Il y a toujours de la lumière au bout du tunnel et de l’espoir même si, quand nous sommes aux études, c’est plus difficile.

11h00 – Lookout App

Nous avons eu un talk par Patrick Clary sur l’application Lookout, qui n’a pas encore été publiée. L’application a été introduite à Google IO, et elle devrait être publiée au cours de l’année 2018.

Patrick Clary a commencé sa présentation en disant que l’accessibilité est bénéfique pour tout le monde. Les gens sourds utilisent les « closed subtitles », mais si nous sommes dans un bar et que le bruit est élevé, les sous-titres seront utiles pour tout le monde.

Le concept de l’application est donc une expérience de reconnaissance en temps réel pour les utilisateurs aveugles. Fourni une reconnaissance en temps réel à travers de l’audio pendant que l’utilisateur se déplace à travers son environnement.

Il a évoqué les différents défis qui sont rencontrés dans le développement de cette application innovatrice. Rappelons qu’il s’agit d’un cellulaire, suspendu au cou de la personne, qui utilise la caméra du dispositif afin d’effectuer de l’apprentissage machine et utiliser ensuite le haut-parleur afin de dire à l’utilisateur ce qui se trouve d’important dans son environnement.

  1. La qualité de l’image: Google a demandé à un utilisateur aveugle de prendre une photo de quelque chose qu’il.elle tenait dans sa main, et le résultat a donné une photo où on ne voyait pas vraiment ce que c’était. Après ça, ils lui ont demandé d’une autre façon et ont simplement obtenu une image floue. Comment savoir quelle image donner au système de reconnaissance dans une telle situation ? Il faut pouvoir fournir de bonnes images claires et de qualité au système.
  2. Mauvaises reconnaissances: Le système n’est pas à l’abri de mauvaises reconnaissances. Une grenouille est détectée comme un chien. Une porte est détectée comme un réfrigérateur.
  3. Latence: Les utilisateurs souhaitent avoir une reconnaissance instantannée de leur environnement. Ainsi, l’application peut utiliser le CPU du cloud ou le CPU du dispositif. Utiliser celui du dispositif permet d’obtenir une réponse plus rapidement puisqu’on a pas le round trip time du cloud, par contre, nous sommes limités par le CPU.
  4. Cognitive Burden: La caméra peut avoir affaire à du texte complexe à détecter, comment grouper le texte? Comment dire seulement ce qui est nécessaire? Par exemple, si nous sommes chez Costco et que 50 boîtes de barres tendres se retrouvent devant l’utilisateur. Est-ce que l’application doit dire 50 fois « Barres Tendres Beurre de Peanut », ou juste une fois? Où faire le regroupement?

Une des solutions pour les problèmes listés ci-dessus sont l’utilisation de contextes afin d’identifier ce qui est important de dire. Un score est aussi calculé et assigné à chaque élément dans une pièce. Ainsi, seuls les éléments avec le plus haut score seront mentionnés à l’utilisateur. Ainsi, en jumulant score et un contexte déterminé (par exemple être à la maison ou au travail), on pourrait dire qu’à la maison, on va assigner moins de points à une imprimante qu’à un réfrégirateurs, donc le système aura tendance à mentionner l’existance du frigidaire dans la pièce avant l’imprimante, si celle-ci n’est pas même omise.

Cette conférence était vraiment très intéressante puisque ce genre de technologies m’intéresse beaucoup. J’ai hâte de voir l’application en utilisation lorsqu’elle sera lancée au public.

11:45am – Activité Brise-Glace

Nous sommes sortis dehors afin de faire une activité brise-glace entre récipiendaires de bourses. Nous étions en petits groupes d’environ 13 étudiants et nous avons joué à un jeu où nous devons être en cercle, la tête baissée, et chaque personne mentionne un chiffre à voix haute. Lorsque deux personnes disent le même chiffre en même temps, il faut recommencer à 1. Je pense que nous nous sommes rendus à environ 25.

On ne s’en doute pas, mais c’est quand même un jeu avec une dimension un peu plus profonde que juste dire des chiffres à voix haute: il faut apprendre à prendre sa place, laisser les autres participer, et savoir quand est-ce que c’est à notre tour de parler.

12:30 pm – Lunch

J’ai profité de tous les repas afin d’aller à des tables différentes et de pouvoir réseauter un peu plus avec les participants.

1:30 pm – Google Career Panel

Parmi une liste de 4 options, nous pouvions choisir d’assister à 2 talks selon nos intérêts. Le premier talk que j’ai choisi a été le Google Career Panel. Le panel était composé de 4 Googlers ayant tous des responsabilités différentes.

Ce que j’ai retenu de ce panel est que de créer un jeu, lorsqu’on apprend à programmer, est une bonne idée pour pratiquer beaucoup de concepts: gestion de la mémoire, le graphisme, le déplacement d’objets (mathématiques). Cela nous apprend un grand nombre de concepts reliés à notre domaine.

J’ai aussi trouvé intéressant lorsque les panelistes se sont fait demandés ce qui les faisait rester travailler à Google, et qu’est-ce qui fait que les gens quittent Google. La réponse était que la motivation de la compagnie à améliorer le monde et à rendre l’information accessible partout dans le monde, alors c’est difficile de trouver une telle motivation dans une autre compagnie. Aussi, Google possède beaucoup d’opportunités et de produits, alors c’est facile de changer lorsqu’on a envie de voir autre chose. La plupart des employés quittent parce qu’ils ont envie de découvrir le monde des startups.

2:30 pm – L’art du réseautage

Art du réseautage - Google Student Retreat - Google Women Techmakers

Le deuxième talk que j’ai choisi était sur des conseils pour le networking. J’ai trouvé que cet atelier était un peu différent des ateliers typiques auxquels on peut assister à des conférences régulières.

Les deux conférenciers proposaient des questions auxquelles l’audience devaient trouver la meilleure réponse, puis ils expliquaient la raison de ce choix.

Par exemple, si nous sommes dans un mariage et que nous rencontrons quelqu’un qui chercher des stagiaires en informatique. Si nous sommes intéressés à y faire un stage, qu’est-ce que notre courriel devrait contenir lorsque nous allons relancer cette personne?

Il devrait contenir :

  • Qui nous sommes
  • Ce dont nous avons parlé quand et où nous nous sommes rencontrés
  • Ce que la personne a offert (un possible stage)

Lors de l’atelier, nous avons ainsi écrit un courriel qui correspondrait à ces critères. Nous avons aussi pratiqué nos poignées de mains avec le plus de gens dans la salle pendant 3 minutes! Un peu plus tard, nous avons aussi pratiqué un « elevator pitch », que nous avons dit aux gens assis à côté de nous.

Une autre question intéressante qui a été soulevée est: quelle est le meilleur réseau social pour faire du networking? Il n’y a pas de bonne réponse. Ça dépend de la personne qu’on essaie de rejointe, les réseaux sociaux que cette personne utilise, et les réseaux qui font du sens dans le contexte.

Ils mentionnaient également qu’il est important de faire la différence entre le « transactionnel » et le « relationnel ». Est-ce que nous sommes en train d’essayer d’obtenir quelque chose de notre nouveau contant ou sommes-nous en train d’établir une relation à long terme ? Lorsque nous faisons du réseautage, il ne faut pas pendant à ce que nous allons retirer de cette personne. Il faut plutôt penser à ce que l’autre personne va pouvoir obtenir grâce à nous.

Un peu comme quand nous essayons de se faire de nouveaux contacts sur LinkedIn. Il est toujours recommandé de laisser un petit mot avec notre invitation de connection.

Aussi, il a été mentionné que plusieurs essais de réseautage échouent dans la première ligne de texte de l’échange. Pourquoi? Parce que nous tombons trop rapidement dans la partie « transactionnelle » de l’échange. Il faut se présenter et établir une relation à long terme, et surtout, personnaliser nos communications.

Vrai ou faux? En 2013, un applicant pour un poste de stagiaire chez Google a envoyé à son recruteur des biscuits de 3 pieds, tous cuits dans la forme des 6 lettres de la compagnie. Leçon: Pas besoin de trop en faire!

3:45 pm – Speed Networking

Nous avons réseauté avec les autres participants pendant une petite heure! 🙂

5:00 pm – Bus jusqu’au campus principal de Google

Nous avons enfin pu visiter le campus principal de Google, le Googleplex! Malheureusement, je n’ai pas vu de glissade, nous ne sommes restés qu’à l’extérieur.

6:30 pm – Souper

Nous avons soupé à Charleston Park, un parc dans les terrains de Google. C’était de bon tacos! Nous avons aussi dancé un peu… voir ma vidéo si vous voulez comprendre!

8:00 pm – Bus vers l’hôtel

Fin de la première journée de la retraite Google! Toute une journée, assez épuisante!

Jours 3 et 4 de la retraite

Je publierai prochainement l’article relatant de ces deux dernières journées!

Conclusion

J’espère que vous aurez apprécié cet article. J’ai décrit mon expérience là-bas parce que c’est ce que j’aurais voulu lire et apprendre lorsque j’ai appliqué et reçu la bourse. Je voulais savoir un peu à quoi m’attendre en m’y rendant! N’hésitez pas si vous avez la moindre question à me poser, il me faut toujours plaisir d’y répondre!

2 commentaires
0

Vous pourriez aimer

2 commentaires

Mohammed Mounir 25 avril 2019 - 5:17

Good luck

Reply
Marie 19 mai 2019 - 12:01

Hello Mohammed,
Thanks!
Marie

Reply

Écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.