Conférence de Randi Zuckerberg: drôle et inspirante

écrit par Marie 8 avril 2019
Randi Zuckerberg en conférence à Montréal

Annie Paquin / Cosmos Image

J’ai eu la grande chance d’être invitée par la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain à assister à la conférence de Randi Zuckerberg. Je ne connaissais pas du tout cette entrepreneure et femme inspirante auparavant. Ce fut un grand bonheur pour moi d’apprendre à la connaître et de découvrir ses nombreuses implications pour une plus grande place des femmes dans le vaste domaine des technologies et de l’entrepreneuriat.

Cet article est sponsorisé par la Chambre de commerce du montréal métropolitain (CCMM), mais toutes les opinions exprimées sont les miennes. 

Qui est Randi Zuckerberg?

Randi a étudié en psychologie à Harvard. Elle est la soeur de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook en 2004. La même année, après de multiples demandes de la part de son frère, elle se joint à la start-up comme directrice du marketing. Elle y a fondé Facebook Live. En 2011, elle a démissionné de Facebook pour fonder sa propre agence « Zuckerberg Media ».

 

Ses initiatives pour plus de diversité en technologie

Aujourd’hui, elle anime « Dot Complicated », une émission de radio hebdomadaire à SiriusXM. Elle a une émission de télévision qui est actuellement diffusée : « Dot. », qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui s’amuse à rendre sa vie plus facile avec la technologie. Elle est aussi mentor et investisseuse pour la série télévision « Quit Your Day Job », qui souhaite inspirer la prochaine génération d’entrepreneurs.

 

 

Lors d’une entrevue avec CNN, Randi Zuckerberg a mentionné qu’elle adorait ce qu’elle faisait chez Facebook, mais qu’elle détestait être la seule femme dans la salle pendant presque 10 ans. « J’ai toujours pensé que je voulais faire partie de la solution, et non continuer de faire partie du problème. », révèle-t-elle. « J’ai pensé que j’avais peut-être besoin de sortir de Silicon Valley pour vraiment comprendre pourquoi on perdait des femmes et où on perd [l’intérêt pour l’informatique] des jeunes filles », explique Zuckerberg.

 

Pour faire partie de la solution, elle crée du contenu pour une audience féminine et les encourage à s’intéresser aux STIM et à l’entrepreneuriat. En plus d’être productrice de Dot., elle est l’auteur de quatre livres pour les jeunes filles et les femmes.

Randi Zuckerberg en conférence à la salle Wilfred-Pelletier à Montréal

Annie Paquin / Cosmos Image

Sa conférence

Dès les premières minutes, Randi a littéralement pris possession de la scène et conquis l’audience. J’ai adoré ses blagues par rapport à son frère : « l’autre Zuckerberg que vous connaissez sûrement n’a pas gradué de Harvard, lui! » J’ai immédiatement pu me reconnaître en elle et m’identifier à son parcours puisqu’elle a parlé de ses expériences, en osant partager les moins bonnes : « my personal brand is awkwardness! ».

 

Une conférence en deux temps

Pendant la première demi-heure, Mme Zuckerberg se présentait et nous partageait son expérience. Des débuts de Facebook jusqu’à son départ en 2011, en passant par toutes les différentes opportunités que ce travail lui a apportées. Je me suis reconnue également, me rappelant les différentes activités auxquelles j’ai pu prendre part grâce à mon blogue et mes activités sur Instagram et ma chaîne YouTube.

J’ai aussi réalisé que même si Randi partageait avec nous tous ses succès, recevoir un appel de la Maison-Blanche pendant le souper, propulser la tournée de Katy Perry avec Facebook Live… En l’écoutant parler, je n’ai pas eu l’impression qu’elle se vantait. J’ai plutôt ressenti qu’elle me transmettait de l’inspiration. Une preuve qu’avec son parcours, en repoussant ses limites et en sortant de notre zone de confort, on peut évoluer jusqu’à obtenir des appels de la Maison-Blanche, ce qu’on n’aurait jamais pu imaginer quelques mois ou quelques années auparavant.

Je le mentionne parce que je suis toujours mal à l’aise de parler de mes succès autour de moi. J’ai peur de me faire juger et qu’on pense que je me prends pour quelqu’un d’autre. Pourtant, partager notre parcours peut souvent inclure de parler de ces belles opportunités qui nous ont permis d’évoluer. Il faut en être fière. En parler autour de nous peut inspirer les gens à leur tour à réaliser de grandes choses, et c’est important!

 

Après sa présentation avait lieu trois séances de questions sous diverses thématiques : « Les femmes en technologie », «  Entrepreunariat et leadership » et, pour finir, « le futur et la technologie ». Voici quelques moments marquants de ces discussions :

« Les compagnies font plus d’argent lorsqu’il y a plus de diversité dans la salle »
« J’encourage tous les entrepreneurs à croire que nous ne sommes jamais aussi mauvais qu’on le pense, mais aussi jamais aussi bons qu’on le croit » 

Pour moi, cela veut dire de ne pas s’enfler la tête lorsqu’un article à notre sujet est publié dans le journal, qu’on reçoit une bourse, ou autre honneur. Mais aussi, tous les commentaires négatifs, ils n’ont pas totalement raison non plus. Je le vois un peu comme s’il faut rester équilibrée entre les deux et avoir confiance en soi.

« Même les pires jours à travailler à mon compte sont meilleurs que les meilleurs jours à travailler pour quelqu’un d’autre »

Cette phrase m’a vraiment touchée également. Ma passion pour les réseaux sociaux et mon blogue me prend beaucoup de temps. Pourtant, je n’ai jamais l’impression de travailler. Pour moi, c’est du pur bonheur. Même si j’aime travailler, ce n’est pas pareil, malheureusement!

« Après 10 ans en technologie, mon meilleur conseil pour les jeunes femmes est d’avoir un prénom comme Randi, pour que quand tu envoies un courriel, le destinataire pense que tu es un homme. Je ne peux pas vous dire combien de meetings j’ai obtenus à cause de cela. »

Penser à ça me donne un peu la chair de poule… Surtout venant de quelqu’un qui a beaucoup d’expérience en entrepreneuriat et à la Silicon Valley.

 

L’initiative Femmes en Tech Ubisoft

Les trois ambassadrices Ubisoft : Amira Boutenchent, Julie Tousignant et Catherine Proulx

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La conférence de Randi Zuckerberg est l’un des moments clés de l’initiative Femmes en Tech Ubisoft, organisée conjointement par la célèbre compagnie de jeu vidéo et de la CCMM. L’objectif de cette initiative est d’inciter plus de  jeunes femmes à faire carrière dans les métiers technologiques.

Dans le cadre de Femmes en tech Ubisoft, trois modèles ont été sélectionnés pour agir à titre d’ambassadrice en raison de leur parcours diversifié et inspirant dans le secteur des technologies : Amira Boutouchent, Julie Tousignant et Catherine Proulx ont été choisies. Les trois femmes au parcours unique partageront au cours des prochains mois leur expérience avec le public, principalement auprès des jeunes femmes, à travers plusieurs évènements, actions de communication et capsules vidéo. Elles iront également en mission commerciale à la Silicon Valley avec neuf représentantes de starts-up montréalaise.

Un panel avec ces trois femmes inspirantes avait également lieu avant l’apparition publique de Randi, devant un public composé de plusieurs centaines d’étudiants et étudiantes invité-es par la CCMM. C’était un échange très pertinent qui a traité de la diversité et des problèmes rencontrés par les femmes en technologie pas juste en surface, mais vraiment en profondeur.

Pour suivre la campagne sur les réseaux sociaux, utilisez les mots-clics : #FemmesenTech #UbisoftMTL

Une belle conférence, utile pour les hommes aussi!

J’ai adoré la conférence, et je vous recommande également d’y assister si Randi Zuckerberg est en conférence près de vous! L’évènement était également utile pour nos collègues masculins, dont j’apprécie toujours la présence : il est important que nos alliés soient conscients des défis auxquels on fait face en tant que femmes ou minorités en technologie!

2 commentaires
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2 commentaires

Katell 13 avril 2019 - 2:29

J’ai découvert votre blog sur Instagram, et j’en suis ravie!!! Il faut booster les femmes pour qu’elles osent aller vers ce qui les intéressent, même si c’est trusté par les hommes. Mais pour que ça marche, il faut créer des communauté de soutien, sous toutes les formes. Pas seulement montrer l’exemple, parce qu’au delà de s’appeler Randi, elle s’appelle aussi Zuckerberg…

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Marie 19 mai 2019 - 7:29

Bonjour Katell, merci pour ton commentaire!
Effectivement, toutes les communautés de soutien sont bonnes. J’ai d’ailleurs écrit un article qui tente d’en lister le plus possible. 🙂
Marie

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