Stage de recherche en machine learning à Johns Hopkins University

écrit par Marie

Last updated on: septembre 7, 2020

Johns Hopkins Whiting School Of Engineering Department of Electrical & Computer Engineering - Stage de recherche à JHU

En janvier 2020, suite à mon expérience en recherche à JSALT 2019,  j’ai eu l’opportunité de quitter Montréal, pour m’envoler à Baltimore faire un stage de recherche à Johns Hopkins University. J’y ai commencé ma recherche pour ma maîtrise en technologies de l’information (en machine learning).

Avant de partir, je n’avais aucune idée de ce que je ferais une fois aux États-Unis. Certains me disaient que j’étais folle d’embarquer sans savoir le sujet sur lequel j’allais travailler… Mais je suis tellement contente de l’avoir fait. Aujourd’hui, j’adore mon sujet de recherche! J’ai participé au BEAT-PD Challenge, un challenge se déroulant du 13 janvier au 13 mai, qui avait pour but de prédire la sévérité des symptômes du Parkinson à partir de données recueillies par des montes intelligentes comme une Apple Watch.

Mon stage de recherche devait durer 4 mois, mais j’ai dû quitter les États-Unis le 16 mars, après 2 mois, à cause de la COVID-19.

Mon sujet pendant mon stage de recherche

Pendant mon stage de recherche à JHU, j’ai travaillé dans le laboratoire CLSP (Center for Language and Speech Processing), et plus précisément dans le laboratoire de Dr Najim Dehak.

Le challenge est organisé pour faire avancer la recherche dans le contexte d’utiliser des capteurs mobiles de montres intelligentes pour prédire la sévérité des symptômes du Parkinson :

  • Est-ce que la médication fonctionne ou non? (Phénomène on/off)
  • Sévérité des tremblements
  • Sévérité de la dyskinésie

Je ne vais pas décrire ma recherche plus en profondeur dans cet article (ce sera pour un autre!). L’objectif de ce billet est de partager mon expérience d’étude dans un autre pays, et donner mes conseils pour les futurs étudiants intéressés à faire un séjour de recherche à l’étranger.

Johns Hopkins University (JHU)

JHU a été fondée en 1876 qui se trouve à Baltimore, au Maryland. L’université a été nommée du nom de Johns Hopkins, qui a donné en héritage 7 millions USD, ce qui équivaut aujourd’hui à 147.5 millions. L’argent a été utilisé pour fonder la moitié de Johns Hopkins Hospital. JHU est considérée comme étant la meilleure université en recherche des États-Unis.

Pour ma part, j’ai travaillé sur le campus Homewood, que vous pouvez voir sur les photos ci-dessous!

Différences entre le Québec (Canada) et Baltimore (MD, États-Unis)

J’ai seulement habité deux mois à Baltimore, au Maryland, mais j’ai rapidement constaté qu’il y avait tout de même de grandes différentes entre cet état des États-Unis et le Québec!

Premièrement, comme on s’y attend de tous les campus universitaires aux États-Unis, le campus est énorme, grandiose, et tellement beau. Chaque matin, en me rendant à mon bureau, je marchais lentement et je prenais le temps de regarder tous les bâtiments et la beauté du campus.

Un autre aspect qui a été marquant pour moi a été la question de l’environnement…

Très peu de gens utilisaient des sacs réutilisables à l’épicerie. Je n’avais emmené qu’un sac réutilisable dans mes bagages limités, comptant utiliser les sacs en plastique plusieurs fois. Malheureusement, ce n’était pas possible. Les sacs en plastique de l’épicerie sont si minces, le lait doit être enveloppé de deux sacs pour tenir jusqu’à la maison… Avant même de les utiliser, les sacs sont déchirés… C’est tellement décevant, quand on pense qu’à quelques centaines de kilomètres de là, au Québec, certaines villes commencent à abolir les sacs à consommation unique.

Ensuite, à l’épicerie, il y avait tellement de plastiques à usage unique. Des aliments pré-préparés qui n’auraient même pas besoin de l’être. Par exemple, je voulais acheter un grand contenant de 500 ml de yogourt au café. Eh bien, il n’y en avait pas. Il y avait seulement de petits contenants, mais cela génère davantage de plastique, d’emballage…

Un dernier point. Ici, au Québec, les cannettes, les bouteilles de liqueur en plastique et les bières sont consignées. Cela veut dire qu’on reçoit 5¢ ou 10¢ lorsqu’on retourne les contenants au lieu de les mettre au recyclage. J’ai tenté de m’informer à savoir : est-ce mieux pour l’environnement de consigner ces contenants ou est-ce que les mettre au recyclage, c’est comparable?

En tout cas, au Maryland, aucun contenant n’est consigné.

Coût d’un stage de recherche à Baltimore

Avant même de partir pour Baltimore, je pense que j’avais déjà dépensé environ 2000$. Je n’ai aucune idée où cet argent a été. Ce sont plein d’achats imprévus qui ont été requis, j’image… Quelques dépenses qui me viennent en tête:

  • Payer le visa, payer pour l’expédition (~100 USD)
  • Dépôt de sécurité pour l’appartement (500$ USD)
  • Puis, dès l’arrivée, j’ai payé mon premier loyer (700$ USD), appartement avec deux autres colocataires
  • Acheter un billet d’avion (300$ USD)
  • Coût de quelques Uber puisque c’est ce que ça prend pour voyager sécuritairement à Baltimore!
  • Ouverture d’un compte bancaire (20$ USD)
  • Pour mon cellulaire, j’ai utilisé Mint Mobile. 60$ pour 3 mois pour 8GB (70$ USD)
  • Et puis 4$ par brassée de lavage dans une minuscule machine à laver, ça monte vite!

Trouver un logement

Je pense que la meilleure solution, si c’est possible, c’est de vivre dans les résidences universitaires si elles sont offertes. Malheureusement, à JHU, seulement les étudiants en première et en deuxième année au baccalauréat sont autorisés à vivre sur le campus. Alors, je devais me trouver un logement!

C’est très risqué de sécuriser un logement sans être sur place, dans la ville où on fait son stage. Par contre, c’est ce que j’ai fait à Baltimore. Ça me stressait énormément de ne pas savoir où j’allais vivre avant de prendre l’avion, alors j’ai commencé à regarder sur des groupes Facebook. Johns Hopkins propose aussi un site pour aider les étudiants à trouver un logement sur le campus, il suffit d’avoir son adresse courriel de l’université pour s’inscrire.

Sécurité à Baltimore

Avant d’aller à Baltimore… J’avais très peur! Il y a beaucoup de meurtres et de crimes violents. En 2019, il y a eu 348 homicides dans la ville. Depuis 2015, il y a plus de 300 homicides par année. Par contre, les crimes sont concentrés dans un petit nombre de quartiers pauvres. Selon le Baltimore Sun, 80% des homicides avec armes sont commis dans 25% de la ville. Alors, il suffit de s’en tenir aux endroits touristiques et rester sur le campus Homewood. Par contre, il paraît que le campus de l’hôpital de JHU est dans un quartier plus dangereux et problématique… Il ne faut pas s’y aventurer seul-e lorsqu’il commence à faire noir.

Avant mon départ, j’ai lu beaucoup sur quartiers les plus sécuritaires de la ville, j’avais peur de m’aventurer sans le savoir dans un endroit pas recommandé dans la ville… Finalement, la meilleure chose à faire à Baltimore c’est de ne pas se promener sans but. D’un coin de rue à l’autre, l’atmosphère et le niveau de sécurité peuvent complètement changer et on peut se sentir en danger!

Par contre, il y a de la sécurité autour du campus Homewood et un peu partout dans la ville, à tous les quelques coins de rue, alors on se sent en sécurité. Ces agents sont là 24/24!

Quelques conseils pour être en sécurité à Baltimore

  • L’idéal est de ne pas se promener seul-e avant d’être à l’aise à Baltimore et bien connaître l’environnement
  • Si on s’apprête à croiser un groupe de gens sur le trottoir, on peut changer de côté de la rue
  • Ne pas écouter de musique avec des écouteurs quand on marche dans la rue pour rester alerte de notre environnement
  • Si on finit de travailler sur le campus alors que la noirceur est tombée, essayer de rentrer avec des collègues. La plupart des logements sont dans les mêmes secteurs alors on peut généralement trouver quelqu’un qui habite proche de chez soi!
  • Pour se déplacer d’un point A à un point B, utiliser Uber ou le Night Ride de JHU!

Le Night Ride, c’est vraiment quelque chose qui m’a grandement surprise à Johns Hopkins University. Cela semble exister dans d’autres universités américaines, mais cela reste à confirmer! Le Night Ride, c’est comme un Uber, mais gratuit et offert par l’université pour se déplacer autour d’un certain rayon du campus!

Le service est offert de 17h à 3h du matin si je me souviens bien, alors c’est vraiment une façon sécuritaire de pouvoir se déplacer dans la ville. Et c’est gratuit! C’est un genre de mini-autobus, alors il peut faire quelques arrêts en chemin vers une destination pour laisser sortir ou entrer des gens. C’est comme une navette.

Par contre, si on attend plus de 15 minutes après l’avoir commandé, on se fait automatiquement envoyer un Lyft privé, alors c’est un super service!

Quoi visiter à Baltimore

  • George Peabody Library
  • Aquarium
  • Hampden
  • R House
  • Inner Harbor
  • Federal Hill

Il y a beaucoup de choses à faire à Baltimore! La bibliothèque George Peabody Library est si belle, particulièrement en photo (et gratuite à visiter). Par contre, sur place, j’ai trouvé ça un peu décevant, ça a pris 5 secondes pour visiter et c’était terminé. Mais bon, c’est un lieu tellement beau, j’aurais l’impression qu’une visite de Baltimore n’est pas complète sans un passage à la bibliothèque!

Du côté du quartier Inner Harbor, un quartier touristique (et sécuritaire) de la ville, il y a plusieurs choses à voir.  Il y a le très beau National Aquarium. Les billets sont assez coûteux, mais on peut y passer plusieurs heures et ça vaut définitivement la peine. Essayez d’assister au moment où les dauphins sont nourris, c’est vraiment amusant à voir!

Il y a aussi M. Trash Wheel, un engin qui enlève les déchets de l’eau.  Après avoir fait le tour de Inner Harbor, on peut aller de l’autre côté, voir la vue à partir de Federal Hill.

Un autre beau quartier, à l’opposé, est Hampden. Il s’agit surtout de la 36th street qui est agréable à visiter, avec plusieurs magasins étranges et de très bons restaurants. J’ai adoré le restaurant Golden West Café et les deux bars The Bluebird Cocktail Room & Pub et Nepenthe Brewing Co.

Pour manger, il y a aussi R House que j’ai bien aimé. Malheureusement, il s’agit d’une aire de restauration, alors avec le COVID, cela prendra peut-être quelques mois ou années avant que l’on retourne à ce genre d’endroits…

Mes conseils pour faire un stage à l’étranger

Il y a beaucoup d’étapes à faire avant de pouvoir partir à l’étranger. Avec l’aide d’une séance d’information donnée par l’ÉTS sur les stages internationaux, j’ai créé une liste de choses que je devais faire pour bien me préparer.

Aussi, comme je partais de janvier à mai, c’était pendant la période des impôts. J’ai donc tenu ça en compte et j’ai décidé de faire mon changement d’adresse partout pour que mes documents se rendent chez ma mère.

Avant le départ en stage de recherche: 

  • Impôts
    • Changer mon adresse pour que tous les documents d’impôts se rendent chez ma mère
    • Préparer tous mes documents d’impôts que je possède déjà et les donner à ma mère
  • Appartement
    • Trouver un sous-locataire pour ma chambre dans mon appartement
    • Contacter mon assurance habitation pour aviser de la sous-location
  • Santé et Assurances Santé
    • Contacter la RAMQ pour s’assurer que je vais demeurer couverte à mon retour au Québec (ou simplement vérifier sur leur site web)
    • Contacter mes assurances santé voyage pour leur demander un document officiel de preuve de couverture voyage
  • Prévenir ma carte de crédit de mon voyage à l’étranger (à faire sur le site web de VISA)
  • Appeler mon fournisseur de cellulaire et arranger un forfait ou un plan pour mon séjour aux US

Après avoir reçu mon visa, quand tout est confirmé:

  • Faire traduire mon bulletin du Cégep et mon dernier relevé de notes universitaire en anglais (étape qui s’est avérée inutile, mais j’ai dû dépenser 150$)!
  • Acheter un billet d’avion (ou ce que ça prend pour se rendre à destination)
  • Recevoir les vaccins manquants si applicables! J’ai failli manquer cette étape. Très important de prendre rendez-vous avec un médecin, emmener son carnet de vaccins et vérifier avec votre université d’accueil que vous avez les vaccins requis!
  • Documents à imprimer pour les douanes
    • Lettre d’invitation de l’université
    • Lettre de preuve si vous avez une bourse pour votre stage
    • Carte d’urgence avec les coordonnées à contacter si quelque chose vous arrive (incluant numéro de police d’assurance, émetteur, contact d’urgence…)
    • Photocopies de votre carnet de vaccins (on est jamais trop prudents)

Une fois arrivée sur place: 

  • Ouvrir un compte bancaire (si possible)
  • Changer mon adresse & numéro de téléphone d’urgence sur mon compte étudiant de l’université à Montréal

Pour les assurances santé voyage, il est vraiment important de confirmer ce pour quoi vous êtes couverts. Dans mon cas, il était suggéré de confirmer que nous étions converts pour:

  • Soins médicaux
  • Soins dentaires
  • Évacuation
  • Rapatriement, décès ou mutilation accidentels
  • Assurance bagages et effets personnels (cela est parfois offert via votre carte de crédit, mais cela dépend de la durée du départ)

Bagages

Pour les bagages, je n’ai pas voyagé tant que cela dans ma vie, alors je dois dire que ce fut un défi pour moi de choisir quoi emporter pour 4 mois aux États-Unis!

J’ai décidé d’emmener le plus de choses que je pourrais laisser là-bas s’il me manquait d’espace dans mes valises au retour. Par exemple, j’avais de vieilles serviettes que j’utilise depuis des années et qui étaient dues pour être changées. J’ai donc emmené une vieille serviette dont je devais me débarrasser de toute façon.

J’ai aussi emmené mes chaussettes un peu plus usées en général pour que leur vie utile se termine durant mon voyage également!

Conclusion

J’espère que grâce à cet article, vous avez pu en apprendre davantage sur mon merveilleux stage de recherche à JHU ainsi que sur la belle ville de Baltimore!

Vous pourriez aimer

Écrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.