Trouver sa voie en informatique

écrit par Marie 10 juin 2018

Trouver sa voie en informatique

 

Cela fait maintenant 6 ans que j’étudie dans un programme en informatique. J’ai fait 3 ans au Cégep en techniques de l’informatique, et je suis maintenant en train de terminer ma troisième année en génie logiciel à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Pendant toutes ces années, je ne sais pas combien de fois on m’a demandé « pis, qu’est-ce que tu vas faire quand tu vas graduer? », « qu’est-ce que tu aimes en informatique? ». Je n’ai jamais su quoi répondre.

Ces questions m’ont toujours fait peur, parce que c’est effrayant quand nous sommes confrontés à la triste réalité : je ne sais pas. Je ne sais pas ce que j’aime en informatique. On pourrait presque se demander, mais pourquoi suis-je en informatique, si rien ne m’allume TANT que ça?

Heureusement, je n’en suis pas venue souvent à me dire que je n’étais pas à ma place en informatique à cause de ces questionnements. J’ai toujours su que j’étais bien où j’étais, j’étais entourée de bonnes personnes motivantes et inspirantes, qui m’aident à dépasser mes limites, et c’était suffisant pour le moment…

Mais les études, ça se termine un jour. Et après ? Qu’est-ce que je vais faire, après ?

La quête de l’emploi parfait

Je crois que l’une des grandes raisons pour laquelle j’ai eu ce questionnement sur mon avenir pendant si longtemps était parce que j’avais de très grandes attentes envers mon futur emploi. J’ai vu mes parents occuper un emploi qu’ils aiment, mais pas tant que ça. Je voulais plus.

J’ai toujours voulu un poste où je serais aussi heureuse d’entrer le matin au bureau que de revenir à la maison. Est-ce vraiment possible d’aimer autant travailler que de passer du temps avec sa famille?

Et puis, à Women Techmakers Montréal 2018, quelque chose s’est passé en moi. J’ai réalisé en écoutant une des conférences que la vie n’est pas si compliquée. Je n’ai pas à avoir des attentes aussi élevées.

C’est un peu ce que j’avais en tête, en cherchant toujours l’idéal, la perfection. Je pense qu’il faut lâcher prise un peu, et j’ai décidé d’arrêter d’avoir des attentes si élevées.

Si j’aime autant mon emploi, et je ferai tout mon possible pour en trouver un qui me convient le mieux, eh bien je serai contente.

Sinon, je ferai ce que je peux pour apprécier mon travail, même si je serai heureuse de rentrer à la maison le soir, comme la majorité de la population, je crois.

 

 

Comment trouver sa voie en informatique

Me conseils ne sont pas une recette magique qui vous permettra immédiatement de trouver votre voie, mais voici ce que j’ai fait et qui m’a aidée à garder le cap vers l’inconnu pendant 6 ans.

 

Faire des stages les plus variés possible

J’ai peut-être joué à un jeu dangereux? Mais cela a toujours tourné en faveur… Pour choisir mes stages, j’ai toujours appliqué à ceux où j’avais le moins d’expérience dans les technologies listées. Comme je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie, je me disais que cela me serait bénéfique.

Appliquer à des stages en web uniquement parce que c’est tout ce que l’on connaît implique de se faire coller l’étiquette « développeur.se web ». Je ne voulais pas que ça soit mon cas, je ne voulais pas d’étiquette.

J’ai donc fini par voir un peu de tout. Des ERPs, des applications mobiles, des sites web, j’ai travaillé dans une startup, une moyenne compagnie… il ne me reste qu’une multinationale à essayer. Je voulais tout faire, tout voir!

Je pense que cela m’a beaucoup aidée, car je peux maintenant dire que j’ai trouvé ces secteurs d’activités bien, mais il manquait toujours une petite flamme en moi…

 

Photo de moi à mon stage à Londres - Trouver sa voie en informatique

Photo de moi à mon stage à Londres (UK)

Croire en soi

Parfois, on se ferme des portes, des possibilités, juste parce qu’on ne croit pas en soi et en nos habiletés. On a peur de l’échec, on a peur de prendre une mauvaise décision, on ne se trouve pas assez bonne… La liste est longue. Ce n’est pas toujours facile de croire en soi et en ses capacités.

C’est trop facile de se comparer aux autres. Particulièrement en informatique où chacun peut avoir tellement de connaissances différentes les unes des autres.

Certains acquièrent de nouvelles connaissances en ligne, seuls chez eux, d’autres préfèrent apprendre uniquement lors de cours magistraux en classes, etc. Il faut rapidement apprendre à accepter cette particularité d’étudier en technologie. Nous sommes tous différents, et nous avons chacun nos forces et nos faiblesses.

Ce n’est pas parce qu’un ami.e possède plus de connaissances en plusieurs sujets (ou en tout!) que c’est impossible pour nous d’arriver à ce niveau également. Il suffit de travailler et de se pratiquer, d’étudier, afin de toujours avoir plus de connaissances et atteindre nos objectifs personnels que nous nous fixons!

Bref, croire en soi, c’est croire que nous pouvons faire tout ce que nous voulons. Peu importe si c’est difficile, si ça paraît impossible à atteindre pour l’instant.

Si on y met du travail, de l’effort, tout nous est accessible!

Garder l’esprit ouvert

Tu ne connais pas un mot ? Note-le!

Pendant plus d’un an, dès que j’avais une conversation technique avec quelqu’un et que je ne connaissais pas certains termes utilisés, je le notais dans un tableau sur Trello. C’était ma façon de faire une liste de choses que je ne connaissais pas et que j’aimerais bien savoir un jour.

Je crois que cela m’a aidée à toujours garder un esprit ouvert, être prête à m’informer sur des technologies qui m’étaient alors inconnues, et qui sait, peut-être trouver ce que j’aime vraiment en informatique ?

Trello boards of every word I don't know in tech - trouver sa voie

 

Garder espoir

Je commençais justement à me décourager et à me dire que j’allais devoir « settle for less ». En d’autres mots, occuper un emploi que je n’aime pas vraiment, dans un domaine ne m’ayant pas allumé.

Mais j’ai eu une révélation…

 

La révélation

Je dois avouer qu’après 6 ans à me chercher, à me demander qu’est-ce qui me poussait à étudier en informatique, j’ai enfin trouvé ma voie.

J’ai un peu peur de m’avancer trop tôt, mais bon, ça fait quand même 6 ans, non? Ce serait peut-être le temps de plonger… Le pire qui peut arriver, c’est quoi? Que je me trompe? Et le mieux? Que j’aie enfin trouvé ce qui m’allume…

Je veux faire de l’apprentissage machine. De l’intelligence artificielle.

Je veux changer le monde, l’améliorer, le comprendre, l’analyser, le calculer…

J’ai enfin l’impression d’avoir un défi à surmonter qui va me prendre beaucoup, beaucoup de temps.

Mais comme j’ai écrit à 18 ans, dans ma description dans mon portfolio à l’ÉTS : « je fonce vers les défis avec le sourire ».

 

Alors, allons-y… 🙂 

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